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dimanche 28 juillet 2019

Indonésie - Munduk / Jatiluwi - day 17 to 19


Après être allée changer de sac au Suma hôtel nous voilà repartis vers Munduk et les montagnes du centre de Bali. Normalement c'est 1h max mais je pense qu'on ne s'est pas facilités la tâche avec un chemin très compliqué même en scooter ! C'était plus du cross... Grace à mes talents de pilotage nous arriverons quand même en haut sain et sauf. Il fait 15 degrés de moins et on doit enfiler nos vestes pour la route. Sur le chemin et depuis notre guesthouse on appercoit lovina bordant  l'océan dans le lointain. C'est vraiment pas mal. 
La tenancière de la Mémé Royak guesthouse nous oriente rapidement vers un resto de la famille qui s'avèrera sympa mais un peu hors budget pour nous (on reste quand même sous les 5€ le plat).
Sur le retour nous nous rendons compte que Munduk est avant tout la ville des chiens. Ils y pullulent et n'ont pas l'air commodes. Heureusement ils sont plus occupé a se faire la peau entre eux.

Le lendemain départ en scoot vers le lac Beratan et le temple du même nom. En chemin nous ne résistons pas a l'envie de faire des photos kitsch au possible sur les balançoire surplombant les deux lac en altitudes que nous longeons.
Un peu plus loin c'est une colonie de singes qui se battent pour les bananes que les touristes leur donne. Ils sont mignons jusqu'à ce qu'ils deviennent un peu menaçant envers nous !
Une fois arrivé au lac, l'accès au temple nous coûte 50 000 RP par personne largement mérité parcequ'il y a une cérémonie religieuses. La musique et les locaux en parures traditionnelles donnent au temple surplombant le lac une atmosphère mystique.
Même les hordes de touristes (comme nous) jouant des coudes pour prendre des photos n'arrivent pas a gâcher le spectacle. Nous repartons ensuite vers les rizières de Jatiluwi classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Minute culture : (par Cécile) 
A priori, personne ne sait connait l'âge réel de ces rizières. Elles dateraient probablement de plus de 1000 ans.
A l'origine, celles ci étaient tenues par des sabak . Les sabak se définissaient  par un groupe réunissant un ou plusieurs membres de chaque famille cultivant le riz d'une parcelle de ces immenses rizières.
Les sabak se réunissaient régulièrement afin de répartir équitablement et gratuitement l'eau entre riziculteurs. Ils partirent du principe que l'eau n'appartenait à personne et qu'on ne devait pas payer pour en avoir .
Les sabak sont à l'origine de l'ingénieux système de tuyauterie écologique en bambou partant du haut des rizières et se divisant jusqu'en bas des terrasses afin d'apporter l'eau nécessaire à chaque rizières. Les canards, crapauds et anguilles étaient nombreux à l'époque puisque participant à l'écosystème des rizières.

Malheureusement au fil des années ce savoir s'est perdu. La population croissante et pauvre augmentant la production de riz , le riz traditionnel s'est vu remplacé par du riz modifié afin de satisfaire le manque de denrée .
Aujourd'hui, la variété de riz non ogm originale s'est perdu mais les rizières garde leur beauté, les canards, crapaux et anguilles en moins.

Elle ont été ajouté au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2012 pour les préserver des constructions touristiques. Plusieurs "randonnées" sont faisables a pied ou en vélo. Il ne faut pas faire la bleue la blanche, nous avons testé et nous avons trouvé trop long et sans intérêt supplémentaire si ce n'est la marche. Il y a un temps tout en bas, l'entrée est payante sur donation mais on avait plus de sous donc on ne sais pas ce que ça vaut !
Par contre Jatiluwi vaut vraiment le détour !
Le temple du mont Batukaru se situe 20 minutes plus loin mais nous n'aurons pas le temps d'y aller, il nous reste 1h30 de route et après cette marche de 2h30 a toute allure on est rincés !
Le lendemain retour a Lovina pour enfin récupérer notre passeport tamponné a grand frais par l'administration indonésienne !  Merci au revoir, une dernière soirée au Suma hôtel et on file sur Ubud demain !



Infos pratiques :
Mémé Royak homestay : 11€ la chambre petite mais sympa même si ça sentait un peu les pieds. Petit dej nickel et vu de la terrasse parfaite
Nasi goreng : 30k RP minimum
Entrée du temple Beratan : 50 000rp par personne
Entrée des rizières Jatiluwi : 40 000 RP par personne

samedi 6 juillet 2019

Philippines - Bohol - Day 9 to 11

Après une dernière bière et un dernier repas au club, nous récupérons notre scooter pour partir faire le tour de l'île voisine de Bohol sur deux jours. En effet, pour assurer notre correspondance pour Jakarta vendredi nous avons décidé de partir jeudi soir des Visayas.
Notre première étape est prévu a la Stéphanie grace guesthouse dans la charmante petite ville de Loboc.

Après une heure de route assez éprouvante du fait de la circulation nous bifurquons de la route côtière pour entrer un peu dans les terres. Les rizières sont déjà magnifiques et la petite ville de Loboc organisée sur les deux berges de la rivière l'est tout autant.
Les hôtels et guesthouses peu nombreuses font face à la rivière et possèdent des terrasses littéralement les pieds dans l'eau. A peine a t-on pris possession de nos quartiers que nous repartons pour la principale attractions de Loboc à savoir l'observation nocturne des lucioles qui bordent le rivière.

A part que c'est loinnnn. Et la barge traditionnelle qui nous y enmene n'avance pas d'un pet. Une heure plus tard nous voilà devant un arbre remplis de milliers de ces minuscules insecte bioluminescents. C'est magique une fois que le bateau de bruyants chinois est parti.
Une tentative de conversation avec notre guide, au demeurant très gentil, se soldera part un dialogue du genre :
- you know ? Nipa ? Nipa you know ?
- ok...
Je n'aurais pas dû demander comment elles se rechargaient !
De retour à l'hôtel nous mangeons rapidement avant d'aller dormir comme des souches à 21h. La journée fut éprouvante.







 
Le deuxième jour nous attaquons la boucle de l'île par le sanctuaire des tarsiers, pour éviter la foule de Panglao qui arrivera vers 10h.
Plus on s'enfonce dans les terres plus les paysages sont spectaculaires, petits villages rizières jungles se succèdent et on commence à voir un côté plus authentique des phillipines comme a Siquijor.
Dans le sanctuaire (60 pesos par tête) il faut garder un silence religieux et enlever le flash des téléphones. En effet, le plus petit primate du monde est un animal nocturne et, par conséquent, se repose la journée. En cas de stress intense il risque de se suicider en arrêtant de respirer. On ne veut pas avoir ça sur la conscience !
Après les petites bestioles aux immenses yeux globuleux (qu'ils ne peuvent pas bouger parceque leur tête tourne déjà à 360 degré) et aux grandes pâtes squelettiques (os du Tarse > tarsiers) ont choisi de dormir pile à hauteur de vu des touristes. Pas trop prêt mais pas trop loin non plus pour faire les beaux. C'est louche.
Ils sont quand même hyper mignons.
Nous reprenons notre boucle en contournant le chemin touristiques des chocolate hills. Cela occasionnera quelques frayeurs de crevaisons sur les chemin caillouteux serpentant à travers les rizières. Mais le jeu en vaut la chandelle, nous croisons plein de Phillipins qui s'affèrent dans les champs. Ils sont vraiment hyper souriant et on ne sent pas une once de moquerie dans leurs regards. C'est top.
Revenus sur la route bitumée nous trouvons un spot, le Hilltop view qui nous permet d'admirer les chocolate hill d'un point de vu désert. Le point officiel est apparement blindé de touriste à tout heure. Ce sont des dizaines de collines d'une sphéricité incroyable s'éparpillent à 360° dépassant de la canopée.
Retour sur la bécane pour se diriger vers Carmen, la ville des chocolates Hill pour manger dans un restaurant local ouvert. Ils n'ont pas trop compris ce que deux touristes venaient faire la au début mais on fini par nous servir, avec le sourire, l'un si ce n'est le meilleur repas que nous avons fait au Phillipines. Cela nous réconcilie avec la gastronomie locale qui était pour l'instant assez chère et pas très bonne !
Nous finirons ensuite la boucle par 4h de scooter autour de l'île en traversant montagnes et rizières reculées. Les personnes la bas ne croisent visiblement pas de touristes tous les jours. Ils sont d'une gentillesse incroyable !
Le repos est bien mérité à notre guesthouse avec le postérieur bien éreinté.
Le lendemain, juste le temps de tester la piscine et de sauver une grenouille suicidaire et nous revoilà sur le scooter direction Panglao et notre vol retour vers Manille.